Récit #
001
 - akiya.fr

Le voyage de
Mayuka.

Par Reina Hanatsuka

avec Célestin Hanatsuka

akiya.fr

Ex-kyōryokutai

Mayuka Takeda

武田 真悠香

Nasukarasuyama / Tochigi

Profil

À l’âge de 22 ans, Mayuka se retrouve par chance à Nasukarasuyama, une ville rurale dans la préfecture de Tochigi, à deux heures de route au nord de Tokyo. Rien ne la lie à la région, son professeur lui en avait simplement parlé à l’université, mais elle s’y retrouve propulsée par le programme national du kyōryokutai.

Dans les régions rurales au Japon, les villes trahissent bien souvent leur définition.

La ville de Nasukarasuyama est un excellent exemple : elle n’est devenue ville non pas par son développement économique mais de la fusion entre deux villes en déclin pour des raisons principalement administratives et budgétaires.

Une ville de campagne comme beaucoup d’autres qui regrette le dynamisme des années 80 que seuls ses moins jeunes connaissent encore. Les plus jeunes, quant à eux, poursuivent en grande partie leurs études dans la vraie ville avant de quitter leur ville natale pour de bon ; les emplois s’y faisant rares et la vie trop paisible pour leurs ambitions.

Vue sur le centre-ville de Nasukarasuyama, préfecture de Tochigi

Mayuka a commencé le web design au lycée dans l’espoir d’en faire une carrière après ses études. À l’université, elle a rencontré ce professeur qui lui avait introduit Nasukarasuyama.

À la suite de cette rencontre et après son diplôme en 2022, au lieu de travailler dans le web design, elle décide plutôt de candidater au programme de Revitalisation Régionale, ce qui lui a permis d’aller y vivre le temps du contrat.

– Pourquoi Nasukarasuyama ? lui demande-t-on.

Il est rare d’emménager à la campagne à cet âge-là, il l’est d’autant plus lorsqu’on n’y est pas rattaché par ses racines, et Nasukarasuyama n’est pas facile à placer sur une carte. Mayuka a grandi dans une famille dite tenkinzoku, c’est-à-dire une famille qui déménage beaucoup à cause du travail.

« Je n’ai pas dejimoto », nous répond-t-elle, toute souriante.

Pour une personne comme elle qui n’a jamais eu de jimoto, ou de ville à laquelle elle peut appartenir, elle n’avait donc eu aucune hésitation à aller ailleurs.

– Que signifie le mot jimoto pour toi ?

La jeune femme sans racine nous raconte son histoire dans un japonais des plus polis, neutre de tout accent qui trahirait ses origines. Avec son visage toujours souriant, elle est d’une de celles qui pourrait s’intégrer partout, sans point d’attache.

« Je pense que je suis quelqu’un de Nasukarasuyama », nous confie Mayuka, lors de notre rencontre à la fin du programme.

Les habitants de Nasukarasuyama semblent être d’accord. Tout le monde la connaît.

Aujourd’hui, Mayuka a commencé sa carrière dans le web design, dans une de ces grandes villes où l’on ne dort pas. Elle revient sur son parcours pour nous raconter son aventure dans ce programme gouvernemental qui lui a permis de trouver son jimoto, un endroit où appartenir.

Minute lexique
jimoto
地元
local, régional, du pays - par extension, un chez-soi

Combinant les kanji 地 (terre) et 元 (origine, racine), ce mot signifie « ville natale » dans ce contexte, ou plus largement, là d’où on vient. On peut également utiliser jimoto pour désigner ce qui est local.

Qu’est-ce que le Programme de Revitalisation Régionale ?

Le chiiki-okoshi kyōryokutai (abrégé kyōryokutai) n’a pas de traduction officielle en français, mais pour faire simple, il s’agit d’une initiative lancée par le ministère de l’Intérieur japonais en 2009. Ce Programme de Revitalisation Régionale a pour but de revitaliser les régions en dépopulation, et permet aux participants de déménager dans des régions rurales désignées par le gouvernement afin de contribuer à ces projets de revitalisation tout en développant leur indépendance personnelle et professionnelle.

À vue d’œil, on pourrait imaginer que ces kyōryokutai, dits coopérateurs, sont de pauvres missionnaires envoyés au fin fond de nulle part sans même avoir le droit de choisir sa destination, mais il n’en est rien. Le programme permet bien à ses participants de choisir où se rendre et y emménager, le but étant pour eux de s’épanouir au sein d’une communauté qui a besoin de se refaire une nouvelle jeunesse, dans tous les sens du mot.

La mission dure au maximum 3 ans, et sous ses apparences de programme d’étude à l’étranger sans vraiment l’être, elle est en réalité encadrée et rémunérée correctement.

Salaire annuel

4 800 000 yens

Il s’agit de la rémunération maximale pour les participants au programme de Revitalisation Régionale. 

Plus de 1 000 municipalités participent au kyōryokutai, un nombre qui augmente plus timidement que le nombre de participants chaque année. Les coopérateurs sont accompagnés dès le début de leur mission pour se loger avant de travailler sur des tâches spécifiques à leur rôle.

Pour ses participants, ce programme présente une opportunité d’essayer une nouvelle manière de vivre en douceur. Pour les communautés locales, c’est un gain d’énergie, de positivité, de motivation, de nouvelles perspectives et même s’il est tu, un espoir de repeupler la ville.

Un échange gagnant pour les deux parties.

Les jeunes citadins qui veulent essayer de vivre à la campagne sont attirés par l’offre puisqu’en plus d’avoir des revenus garantis et un soutien au logement, l’expérience acquise lors de la mission peut facilement être revalorisée dans toute carrière professionnelle.

La revitalisation ne se fait strictement pas aux dépends des participants, et bien que ce dispositif n’apporte que ce qu’on est prêt à y mettre. Il s’agit d’un modèle juste qui fonctionne grâce à la bonne volonté de chacun, et qui surtout la récompense.

Entretien avec Mayuka Takeda qui a passé ses trois années en tant que kyōryokutai à Nasukarasuyama dans la préfecture de Tochigi.

Se familiariser avec l’inconnu : un emploi et beaucoup de générosité

– Mayuka, tu as participé au Programme de Revitalisation Régionale. Pourrais-tu nous dire ce qui t’a fait prendre la décision d’emménager à Nasukarasuyama ?

Mayuka Takeda : « Quand j’étais au lycée, j’admirais les entrepreneurs, et c’est pour ça que j’avais décidé de faire des études de commerce à l’université. J’ai toujours eu envie d’être indépendante, et à ce moment-là, le web design gagnait en popularité, alors j’ai commencé à apprendre. À l’université, grâce à mon professeur, j’ai eu la chance de faire quelques missions en freelance. J’ai créé des sites Web et des flyers pour plusieurs clients, et parmi eux, il y avait un restaurant à soba*, le Shōgetsu-an qui se trouve à Nasukarasuyama.

« C’était ma première connexion avec la ville, et plus tard ce même professeur m’avait recommandé de m’inscrire au kyōryokutai, le Programme de Revitalisation Régionale. »

*Les nouilles soba sont des nouilles traditionnelles faites à base de farine de sarrasin.

– Tu connaissais donc déjà la ville. Est-ce qu’il y a quelque chose en particulier qui t’a attiré ? 

Mayuka : « Oui. Tout a commencé avec cette mise en relation par le professeur.

« Est-ce que tu as entendu parler du Ryūmon Café, dans le Ryūmon-kan ? Cette attraction touristique qui donne sur les cascades de Ryūmon à Nasukarasuyama. J’ai fait son inauguration, et j’y suis restée travailler une dizaine de jours. J’étais en 2e année à ce moment-là.

Mayuka et ses collègues devant les cascades de Ryūmon à Nasukarasuyama

« Tout le monde était si gentil avec moi ! Ils me proposaient à manger et s’inquiétaient pour l’état de ma voiture, ayant conduit depuis la préfecture de Chiba*. Cette convivialité m’avait fait si chaud au cœur, au point de me marquer. Alors lorsque mon professeur m’avait suggéré de m’inscrire au Programme de Revitalisation, je m’étais dit : et pourquoi pas ?

« Même si je ne connaissais pas très bien le coin, mon expérience au Ryūmon Café m’a montré à quel point les gens pouvaient être chaleureux à Nasukarasuyama, et ça m’avait beaucoup aidé à me décider. »

*Préfecture à l’est de Tokyo, à plus d’une centaine de kilomètres au sud de Nasukarasuyama.

– Est-ce que ça ne te faisait pas peur de déménager et de travailler dans un endroit que tu ne connais pas ?

Mayuka : « Non, pas vraiment. Je ne connaissais pas le coin mais je savais que les résidents étaient vraiment adorables. La mission consistait à promouvoir la ville, ce qui voulait dire que je pouvais mettre en œuvre mes compétences dans le design et la communication. Je pouvais utiliser mes compétences en plus de contribuer à la vie de la ville : ça m’a conforté dans ma décision, alors non, je n’ai pas vraiment hésité. »

Chaque municipalité présente des besoins différents pour sa revitalisation, et par chance, la ville de Nasukarasuyama recherchait un profil comme celui de Mayuka. Grâce à sa première expérience au Ryūmon Café, elle a pu se faire une idée de la communauté qui l’attendait. Le programme propose maintenant même des périodes d’essai façon stage de fin d’étude, où les participants peuvent « tâter le terrain » avant de prendre une décision plus définitive.

Quel genre de travail font le kyōryokutai ?​

Les missions présentées au kyōryokutai varient d’une municipalité à une autre. Elles répondent à un besoin de l’industrie primaire, associée aux métiers de l’agriculture, de la sylviculture ou de la pêche, mais aussi à celui de communication, qu’il s’agisse de promouvoir le tourisme local, des spécialités traditionnelles, la gestion des réseaux sociaux, des évènements dans la ville ou même d’échanges culturels.

Le choix se fait comme une recherche d’emploi à travers le site Web du JOIN (Organisation Japonaise pour la Migration Interne).

Les offres dans la préfecture de Tochigi incluent par exemple :

  • Chargé(e) de mission « neutralité carbone » pour la ville de Nasushiobara ;
  • Chargé(e) des relations publiques et réseaux sociaux pour la ville de Nasu ;
  • Chargé(e) de tourisme vert pour la ville de Mooka ;
  • Organisateur/trice d’évènements sportifs pour la ville de Mibu ;
  • Et dans le cas de Mayuka, elle était chargée de promouvoir la ville de Nasukarasuyama.
Mayuka présente son travail de promotion de Nasukarasuyama à ses résidents

Il y a autant de profils recherchés que d’offres disponibles ; pour celles et ceux qui n’ont pas idée d’où aller, leurs domaines de compétences peuvent les guider à des endroits inattendus.

Que se passe-t-il à la fin de la mission ?

D’après le rapport officiel sur les Coopérateurs de Revitalisation Régionale de l’année fiscale 2023 réalisé et publié par le Ministère de l’Intérieur japonais, « 43% des participants ouvrent leur propre entreprise à la fin du programme, et 1% d’entre eux ont repris un commerce existant ».

Quelques exemples d’activités créées par des participants à la fin de leur mission :

  • Restauration (des akiya, souvent des maisons traditionnelles abandonnées, récupérés et rénovés en cafés ou en restaurants « de la ferme à l’assiette ») ;
  • Hôtellerie (grandes maisons traditionnelles rénovées en maisons d’hôtes, ou séjours à la ferme) ;
  • Services créatifs (artisanat, design, photographie, réalisation de films…) :
  • « Sixième industrialisation » : une notion japonaise qui fait référence à l’alliance et la synergie des industries primaire, secondaire et tertiaire (ex : le contrôle de la population des sangliers sauvages, et la promotion du tourisme local par le biais de la vente de leur viande transformée ou non) ;
  • Tourisme (guides touristiques, agritourisme, activités culturelles traditionnelles…) ;
  • Communautaire (activités de soutien spécifiques aux villages).

Certains ont même indiqué être en apprentissage, c’est-à-dire qu’ils sont en formation avec un artisan et pourraient à terme prendre la relève de leur maître d’apprentissage. Dans un pays où les arts traditionnels ferment par manque de successeurs, il s’agit d’une excellente nouvelle.

Les chiffres montrent que le programme a un effet positif sur les villes qui participent à cette revitalisation comme attendu, mais dans l’absolu, la différence est moindre à l’échelle nationale puisqu’on ne compte que quelques milliers de participants chaque année sur un pays comptant plus de cent millions d’habitants.

Qui peut participer au programme de revitalisation régionale au Japon ?​

Les critères d’éligibilité pour participer au kyōryokutai ne sont pas toujours clairs, mais il faut généralement habiter et pouvoir travailler au Japon, et parler japonais. Des visas de travail peuvent être proposés mais le sont rarement.

Les compétences recherchées varient selon les offres d’emploi ; la disponibilité des missions est peut-être donc la plus importante des conditions.

Critères d’éligibilité géographiques

Comme indiqué dans le règlement du kyōryokutai (édition de mars 2025), les candidats doivent « changer leur résidence principale d’une métropole ou autre espace urbain pour une région désignée comme dépeuplée, montagneuse, insulaire ou péninsulaire ».

Les métropoles japonaises sont officiellement définies par le même règlement et incluent les préfectures de Saitama, Chiba, Tokyo, Kanagawa, Gifu, Aichi, Mie, Kyoto, Osaka, Hyōgo et Nara. Une exception s’applique pour les municipalités au sein de ces préfectures qui ont vu leur population diminuer de plus de 11% entre 2005 et 2015.

En d’autres mots, ce programme cible les citadins mais pas nécessairement ceux qui vivent déjà dans des villes en déclin en périphérie des métropoles suscitées.

Quid des candidats étrangers ?

Il est bien possible pour certains étrangers non-résidents de candidater au kyōryokutai. Les nouvelles ne sont pas des meilleures puisque cette exception ne s’applique que pour les participants du JET (Japan Exchange and Teaching) avec plus de deux ans d’expérience, et à l’unique condition qu’ils candidatent l’année suivant la fin de leur programme.
français participants au programme JET en 2022

22

Le programme attire surtout les anglophones puisque le Japon est friand d’assistants linguistiques pour les cours d’anglais à l’école. Le français n’étant pas une langue obligatoire, la demande pour des francophones est bien plus basse.

Le kyōryokutai n’est pas réservé qu’aux jeunes

Comme beaucoup de jeunes, Mayuka avait rejoint le programme après avoir obtenu son diplôme, mais les candidats ne sont pas tous de jeunes diplômés pour autant. La pyramide des âges pour l’année 2023 se présentait comme ainsi :

  • 20-29 : 34.2%
  • 30-39 : 32.8%
  • 40-49 : 20.1%
  • 50-59 : 9.2%
  • 60 ans et plus : 3.4%

Il y avait donc pour un total de 7 200 participants, 245 âgés de plus de 60 ans en 2023. Il s’agit de retraités qui cherchent un nouveau sens à leur vie en se dirigeant vers des campagnes dans lesquelles leurs compétences se font désirables. Il se peut malgré tout que certaines villes décident de limiter l’âge des candidats, surtout lorsqu’elles souhaitent encourager une migration plus jeune.

La joie d'être digne de confiance

Présenté ainsi, le kyōryokutai semble proposer des postes de fonctionnaires avec des règles plus strictes. En réalité, les participants les plus proactifs se retrouvent avec beaucoup de liberté dans les tâches qu’ils souhaitent entreprendre. C’est un contraste certain avec les entreprises traditionnelles, dans lesquelles il est rare de confier des tâches importantes aux recrues. La culture de la séniorité domine, et la confiance s’acquiert plutôt avec le temps.

« C’est très différent d’un emploi pour jeune diplômé. J’ai pu proposer et mener des projets qu’une nouvelle recrue n’aurait jamais eu l’occasion de faire au sein d’une entreprise. Dès la première année, j’avais pu organiser un évènement avec le Parc Aquatique de Nakagawa*. Voir les gens participer à quelque chose que j’avais conçu, les voir prendre du plaisir : je me suis sentie spéciale. C’est une des plus grandes joies procurées par le rôle de kyōryokutai. », nous indique Mayuka avec enthousiasme.

Les mascottes de la préfecture rassemblées au Parc Aquatique de Nakagawa à Otawara, à une vingtaine de kilomètres au nord.

Chaque été, les membres du kyōryokutai de la préfecture de Tochigi se rassemblent à l’occasion d’un marché éphémère, destiné à promouvoir les produits locaux. Mayuka est toujours impliquée et a d’ailleurs activement participé à la conception de l’édition 2025, se déplaçant régulièrement à Nasukarasuyama depuis Tokyo où elle habite.

Les liens qu’elle a tissés ces trois dernières années persistent, et Nasukarasuyama occupe visiblement une place spéciale dans son cœur.

Un jimoto à la fin du programme

A chaque fois que Mayuka parle de Nasukarasuyama, elle ne peut s’empêcher de parler de la convivialité qu’elle a vécue. Mayuka est du genre sincère et humble ; une personnalité radieuse qui attire les autres. Elle tient clairement à ces rapports humains.

Après ces trois années de kyōryokutai, elle ne passe plus inaperçue en ville. Tout le monde la connaît comme si elle avait toujours été de la ville de Nasukarasuyama. Ses efforts ont été reconnus par tous.

« Plutôt que de me soucier de la perception que les gens ont de moi, je m’étais plutôt dit que je fais simplement partie de cette ville, moi aussi. Et à partir de là, j’avais l’impression que les autres ressentaient la même chose. J’avais compris que j’avais intégré la communauté. » explique Mayuka.

Avant d’aller à l’université à Chiba, Mayuka habitait Kyoto. Aujourd’hui, elle nous assure que son jimoto se trouve bien à Nasukarasuyama.

Pouvoir rentrer chez soi

Si jamais je monte mon entreprise, je voudrais que ça soit à Nasukarasuyama.

Lorsque nous avions eu de ses nouvelles l’an dernier à la fin de sa participation au kyōryokutai, Mayuka avait tout juste commencé son nouveau travail à Tokyo. Une nouvelle vie en ville comme pour beaucoup de jeunes, où leur avenir se dessine parallèlement à leur carrière.

« Si jamais je monte mon entreprise, je voudrais que ça soit à Nasukarasuyama », avoue Mayuka, avec confiance dans ses propos. Elle travaille aujourd’hui sur ses compétences non pas pour dessiner un avenir à Tokyo, mais pour retourner à Nasukarasuyama. Ses trois ans d’expérience lui ont donné le courage et la lucidité de savoir ce qu’elle veut et ce dont elle a besoin pour y parvenir.

Peut-être ne sommes-nous qu’à quelques années de voir Mayuka s’installer dans le jimoto qu’elle a choisi.

Un jimoto se construit. Ensemble.

On parle souvent de « rentrer chez soi », mais beaucoup d’entre nous aujourd’hui n’ont pas d’endroit que l’on peut appeler « chez soi ». Ce n’est pas par hasard que Mayuka l’ait trouvé, elle pour qui l’idée d’un jimoto n’était pas un acquis.

Le programme de Revitalisation Régionale a pour but de revitaliser les communautés pour lesquelles il opère, et indirectement, il change la vie de certains en leur donnant un endroit où appartenir.

Dans un monde où le monde est poussé vers le chaos organisé de la ville, Mayuka, qui ne manque pourtant pas d’ambition, choisit d’écouter son cœur. A la fin de notre entretien, nous lui reposons cette même question.

Que signifie le mot jimoto pour toi ?

Je pense que c’est l’endroit auquel… ou plutôt, la vie à laquelle on veut retourner.

Post-scriptum : L’équipe d’akiya.fr a été fière et ravie d’accueillir Mayuka en tant que rédactrice freelance à l'issue de nos échanges. Nous espérons pouvoir l’aider à rendre son rêve réalité.
Texte et entretien

Reina Hanatsuka

Traduction et édition

Célestin Hanatsuka

akiya.fr
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