Akiya : un point de départ
et un carrefour.
avec Célestin Hanatsuka
Tomarigi
Shuhei Nagaoka
Nasukarasuyama / Tochigi
Seconde partie de l’entretien avec Shuhei, qui poursuit un idéal depuis son adolescence : celui de préserver les municipalités de la campagne de sa région.
Une vie qui commence par un coup de foudre.
Shuhei poursuit un idéal depuis qu’il est jeune, et il sait clairement ce qu’il veut (lire la partie précédente). Enfin, sans exagérer, il est encore très jeune, et ce n’est pas l’âge qui fait tout, mais force est d’avouer qu’il faut beaucoup de courage pour emménager et entreprendre seul à la campagne. A tout âge, il faut surtout un plan solide.
Qu'est-ce que le chiiki okoshi kyōryokutai ?
On en parle souvent depuis quelques publications déjà. Le chiiki okoshi kyōryokutai (ou kyōryokutai pour faire court) est un dispositif mis en place par le ministère japonais de l’intérieur pour encourager des personnes vivant dans des grandes villes pour s’installer volontairement en zone rurale, afin qu’elles puissent soutenir les collectivités locales et, à terme, s’ancrer durablement sur le territoire.
Les municipalités mandatent des volontaires qui vivent sur place et œuvrent à redynamiser la région.
J’en ai moi-même fait partie !
Besoin d’une piqûre de rappel ? Relisez le récit #001, le voyage de Mayuka.
Un attachement aux régions
Les paysages de campagne paisible de Nasukarasuyama. C’est un lieu très cher à mon cœur, où j’ai eu la chance d’effectuer une mission de city promotion pendant trois ans, portée par la chaleur des habitants.
Pour moi, c’est une ville pleine de bons souvenirs.
Quand on va vers le centre-ville, le paysage prend peu à peu des airs de ville-château. Au milieu de ces rues apparaît une majestueuse demeure, avec un portail impressionnant.
C’est là que se trouve la maison de Shuhei, avec qui je m’entretiens à nouveau.
Shuhei Nagaoka était un collègue avec qui j’ai travaillé pendant deux ans à la city promotion au sein du kyōryokutai de Nasukarasuyama. Après son service dans l’équipe, il a décidé, à seulement 23 ans, d’acheter un akiya.
Entre les murs de l’akiya qu’il est en train de rénover, Shuhei revient sur sa jeune vie. J’ai toujours ressenti chez lui une énergie débordante en travaillant à ses côtés, et peut-être qu’aujourd’hui, je saurai pourquoi.
Shuhei a grandi en périphérie d’Utsunomiya, la capitale de la préfecture de Tochigi. Sa maison était entourée d’un paysage de rizières et de campagne.
Utsunomiya est la capitale et la plus grande ville de la préfecture de Tochigi. Elle se trouve à une heure de shinkansen (TGV japonais), au nord de Tokyo, et compte plus de 500 000 habitants (2025).
Connue nationalement pour ses gyozas (raviolis japonais), un tout petit peu moins pour ses bars et le jazz… et peut-être encore moins connu, elle est aussi jumelée avec la ville d’Orléans en France.
Je me suis pris une claque.
Shuhei Nagaoka, à propos de sa ville
– Qu’est-ce qui te fait tant aimer la campagne ?
« Autour de chez nous, il n’y avait que des rizières. Petit, quand je rentrais de l’école, je trempais souvent les pieds dans le canal d’irrigation pour jouer avec l’eau. J’adorais traverser les rizières, je trouvais ça trop drôle. » raconte-t-il avec nostalgie.
Adolescent, au cours d’une leçon, une véritable inquiétude s’installe chez lui. « Un peu plus tard, au collège, j’ai commencé à entendre parler des “municipalités susceptibles de disparaître”.
« Je me suis pris une claque en me disant : “Peut-être que je ne pourrai plus voir ces paysages de campagne que j’aime… Qu’est-ce qui va arriver au Japon d’aujourd’hui ?”
« À ce moment-là, je m’étais déjà dit que c’était un problème qu’on ne pouvait pas laisser passer. »
Qu’un collégien de 14–15 ans lise ce genre d’article sur les municipalités susceptibles de disparaître et ressente un tel sentiment d’urgence, je dois dire que ça m’impressionne vraiment.
À l’époque des kyōryokutai, mon image de Shuhei est celle de quelqu’un qui lit énormément. Il paraît d’ailleurs que son père a fabriqué pour lui un bureau-bibliothèque sur-mesure… !
Après le lycée, il part ensuite à Tokyo dans une école spécialisée en shiatsu, sans jamais oublier ce sentiment d’inquiétude.
– Tokyo ? Comment as-tu fini à Nasukarasuyama ?
« Pendant mes études, je faisais partie d’un cercle de l’université d’Utsunomiya qui menait des activités dans les régions, et c’est là que j’ai découvert le quartier d’Ogisu, à Nasukarasuyama. Les habitants étaient vraiment très gentils avec nous, simples étudiants qui connaissions à peine Ogisu.
« D’habitude, on a l’image qu’en province, il y a pas mal de gens avec des idées un peu rigides, “à l’ancienne”. Mais à Ogisu, j’ai été frappé par le côté très ouvert et moderne de la façon de penser des gens du coin. » me confirme-t-il.
« Ce jour-là, je m’étais dit que j’aimerais bien travailler ici, et après avoir été diplômé de mon école spécialisée, je suis bien devenu membre du chiiki okoshi kyōryokutai de Nasukarasuyama. »
Une « municipalité susceptible de disparaître » est un terme qui désigne des communes pour lesquelles il devient difficile de maintenir la gestion et qui risquent, à terme, de disparaître.
Elles sont désignées telles quelles par une étude publiée par le Conseil de stratégie démographique national, dans le but de tirer la sonnette d’alarme auprès de l’État et des collectivités.
Le coup de foudre avec un akiya et son magnifique jardin
En 2023, lorsque Shuhei rejoint le chiiki okoshi kyōryokutai de Nasukarasuyama, on lui confie un travail de promotion de l’akiya bank, la banque de maisons vacantes de la ville.
Shuhei a travaillé sur le système de l’akiya bank pour qu’il puisse être plus et mieux utilisé en améliorant sa structure. Il réalisait aussi des vidéos pour promouvoir les biens inscrits sur cette akiya bank, chose jamais faite jusqu’à présent.
Au fil des tournages dans les akiya enregistrés, il tombe un jour sur sa future maison : c’est le coup de foudre.
C’est une plateforme de mise en relation entre les personnes qui souhaitent vendre ou louer une maison vide, et celles qui souhaitent en acheter ou en louer une. Les bases de données sont gérées au niveau local (par les villes, bourgs, ou villages).
On peut parfois y dénicher de vraies pépites à des prix abordables ; c’est d’ailleurs comme ça que Shuhei est tombé sur sa maison.
– Pourquoi cette maison en particulier, Shuhei ?
« Dès l’instant où je suis entré, je me suis dit : “Je veux absolument vivre dans cette maison”, et j’ai demandé que l’on retire l’annonce de l’akiya bank aussitôt. Ce qui a vraiment fait battre mon cœur, c’est sans aucun doute cette entrée, ce magnifique portail.
« Et puis, une fois à l’intérieur, la vue depuis le salon sur le jardin et ses plantes donne une atmosphère vraiment incroyable. Ces deux éléments m’ont complètement séduit. »
Dès l’instant où je suis entré, je me suis dit : “Je veux absolument vivre dans cette maison”
Shuhei Nagaoka
Shuhei a fait le pas pour acheter cet énorme akiya à seulement 23 ans. Il est d’une force et volonté rares ; ce n’est pas évident de trancher, surtout à cet âge.
Le jardin japonais et l’intérieur au style wa-modern l’ont vraiment poussé à prendre cette décision.
« Dans mon jardin, les érables et les pins qui survolent le petit étang sont super beaux. Il y a aussi cet arbuste appelé nanten, avec de petites baies rouges, qu’on utilise souvent en décoration dans la cuisine japonaise. En gros, c’est le stéréotype des plantes qu’on retrouve quand on cherche un “jardin japonais” ou un “jardin à la japonaise”, donc je pense qu’on peut dire qu’il est vraiment japonais, mon jardin ! »
L’ouverture étant prévue à l’automne, ce sera justement la saison où les feuillages rouges du jardin seront particulièrement magnifiques.
J’ai vraiment hâte de pouvoir séjourner chez Shuhei quand je revisiterai Nasukarasuyama !
Après l’achat, il me raconte qu’il s’était mis à imaginer la vie qu’il pourrait mener dans cette maison, et tous les rêves qui allaient avec de manière plus concrète.
« Après avoir pris la décision de vivre ici, je m’étais rendu compte que la maison était un peu trop grande pour moi tout seul » avoue-t-il, un peu gêné. Mais Shuhei imagine et voit avant tout des opportunités.
« En réfléchissant au cabinet de soins et à tout ce que je voulais faire, j’ai aussi décidé d’ouvrir aussi une maison d’hôtes. »
Le défi de rénover à petit budget
Pour ouvrir son cabinet de soins et son minpaku, Shuhei s’est attaqué à la rénovation de sa nouvelle propriété.
– Quelles ont été tes difficultés ?
« La chose sur laquelle j’ai le plus insisté, c’était de savoir comment améliorer au maximum la qualité de la maison en dépensant le moins possible. Concrètement, mon premier problème, c’est quand même le manque de budget. »
Shuhei a ce côté très sociable, mais en même temps, je l’ai toujours vu comme quelqu’un de très économe. A l’époque où nous étions collègues, j’avais déjà l’impression qu’il gérait son argent de manière très rigoureuse.
« Le deuxième point, c’était de savoir comment rénover tout en tirant parti de la beauté des beaux éléments décoratifs » ajoute-t-il, convaincu.
« Le troisième, c’était de veiller à ce que la structure et l’intérieur de cette maison wa-modern, construite il y a 50 ans, restent bien cohérents entre eux. »
Comme on peut le voir sur les photos, l’intérieur est celui d’une bonne vieille maison japonaise, avec une ambiance wa-modern très marquée. Moi aussi, j’aimerais un jour me poser tranquillement dans ces jolies pièces wa-modern, et me laisser bercer par le rythme paisible de Nasukarasuyama.
Le mouvement esthétique du traditionnel japonais, revisité pour notre époque.
L’alliance par exemple du bois et des motifs traditionnels avec des matériaux plus nouveaux, comme de l’acier ou du verre, tout simplement.
Kengo Kuma, qui a notamment conçu le terminus de la ligne 14 Saint-Denis-Pleyel en Île-de-France, est considéré comme l’un des plus grands maîtres du wa-modern.
Shuhei raconte qu’il a eu beaucoup de mal avec le budget, et c’est en partie parce qu’il est encore jeune. Comme sa famille travaille dans le domaine du bâtiment, il a pu avancer sur le côté DIY avec l’aide de son père.
« Si on veut vraiment tout remettre à neuf, ça peut coûter de l’argent sans fin, donc ça a été assez dur de décider. Ce n’était pas évident non plus de fixer une limite : jusqu’où rénover, et jusqu’à quel point on refait » conclut-il, perplexe. Shuhei voulait clairement faire plus, et mieux, mais il a fallu mesurer le raisonnable avec son budget.
La grande majorité des akiya sont en bois. Au moment d’acheter un bien, il est donc important de bien vérifier quelles parties nécessiteront une rénovation et de réfléchir à son budget en amont, sinon comme le dit si bien Shuhei, on risque bien de ne jamais voir la fin.
2 000 000 yens
C’est le bas de la fourchette pour la rénovation d’un akiya. Selon l’envergure des travaux nécessaires, ce chiffre augmente très vite : un coup de peinture coûtera évidemment moins qu’une toiture.
En savoir plus sur les coûts de rénovation d’un akiya.
La vision d’une ville reconstruite autour des akiya
Avant même de s’installer à Nasukarasuyama, Shuhei organisait activement des événements liés à la ville, notamment avec la réalisation de vidéos de promotion pour l’akiya bank, des initiatives pour encourager le tourisme mais aussi l’implication des résidents, etc.
Avec pour point de départ l’akiya qu’il rénove cette fois-ci, il a imaginé un lieu où se rassemblent habitants comme visiteurs pour faire vivre la ville.
« Concrètement, en plus de ma maison d’hôtes, j’aimerais faire un travail qui me permette d’investir et de lancer de nouvelles activités : par exemple, construire un autre minpaku, ouvrir un commerce différent…
« Bref, développer des projets pour que des gens qui aiment notre ville se rassemblent dans ce quartier, dans cette zone, dans cette ville. »
Nasukarasuyama connaît une forte baisse démographique et est devenue aujourd’hui la ville la moins peuplée de toute la préfecture de Tochigi (lire le récit #001).
Pourtant, les personnes âgées racontent toujours avec nostalgie qu’il y a encore quelques décennies, Nasukarasuyama était une ville florissante, animée par de nombreux touristes.
Shuhei veut faire revivre Nasukarasuyama, et il y croit. Sa volonté de rendre meilleure la ville qu’il aime tant est presque tangible.
« À plus long terme, j’aimerais m’associer avec des gens qui prennent du plaisir à développer la ville, pour lancer de nouveaux mouvements dans la région. Je voudrais une vie où les projets pour la ville que je fais aujourd’hui dans un cadre privé, avec des personnes que j’apprécie, deviennent carrément mon travail.
« Et pour commencer, je voudrais mettre en place une organisation qui permette de porter avec d’autres ces idées de redynamisation. »
Il organise parfois des repas de quartier ouverts aussi bien aux étudiants qu’aux actifs, et ses compagnons de route se rassemblent peu à peu.
A travers ces repas, il rencontre de plus en plus de gens qui partagent son envie de développer la ville et qui sont prêts à l’aider.
« J’aimerais élargir encore le cercle des personnes qui se disent “C’est sympa !” et qui ont envie de s’impliquer. Je voudrais qu’on puisse mettre en place une organisation où l’on rend peu à peu ce lieu unique toujours plus intéressant. » s’exclame-t-il, avec grand enthousiasme.
La minute culture : le mon-gamae, le symbole d'une maison
Attention, c’est un peu long, mais c’est un petit bonus.
Le mon-gamae dont Shuhei est tombé amoureux au premier regard est l’un des éléments phares d’une maisons traditionnelle japonaise.
… au passage, je ne sais pas si vous le saviez, mais je suis fan du manga Naruto, le ninja intrépide. La technique Hachimon Tonkō utilisée par Gai-sensei contient elle aussi le caractère 門, « la porte ».
Célestin : moi aussi, j’aime beaucoup Naruto !
J’en profite donc pour conclure avec un point culture et histoire au sujet de ces fascinants portails !
Le portail n’était pas qu’une simple entrée : c’est le « visage » qui accueille les visiteurs, et il a longtemps reflété le rang de la maison ainsi que celui de ceux qui y vivaient. En d’autres mots, plus on était riche et puissant, plus le mon-gamae se devait d’être imposant.
Son histoire est ancienne et remonte aux résidences de nobles de l’époque de Nara et de Heian. À l’époque, dans les demeures de style shinden-zukuri, un grand portail se dressait sur la façade, et une longue galerie traversait le jardin pour mener au bâtiment principal. Au départ influencées par l’architecture chinoise, ces demeures ont évolué vers une façon de construire propre à la culture japonaise.
Avec le Moyen Âge et l’avènement de l’époque des guerriers, les portails prennent davantage une fonction de défense et de démonstration de puissance. Par exemple, le yakuimon ou le koraimon donnaient une impression de force et de stabilité, et étaient utilisées dans les résidences de samouraïs pour afficher leur prestige aux visiteurs.
Chez les daimyō (les seigneurs) ou dans les temples, on construit des portails fastueux appelés karamon ou shikyakumon, qui impressionnent les gens par la richesse de leurs ornements et leur côté solennel : tout un contexte culturel s’est formé autour de ces portes monumentales.
Plus tard, pendant l’époque d’Edo, le portail devient un véritable miroir du rang social, non plus pour juste impressionner, mais pour signaler son statut.
Dans les résidences de guerriers, le type de portail autorisé est fixé en fonction du kokudaka, c’est-à-dire du revenu en riz.
Dans les maisons de marchands ou de paysans, la présence ou non d’un portail, ainsi que sa taille, indique également le statut de la famille.
Chez les riches citadins, on installe des nagaya-mon, des portails intégrés à un long bâtiment, qui servent de lien entre l’espace de vie quotidien et l’espace d’accueil des invités.
Dans les temples et sanctuaires, le sanmon joue le rôle de frontière sacrée, et les somptueux sanmon ou niōmon donnent aux visiteurs la sensation de franchir la limite d’un lieu saint.
Encore plus tard, avec la diffusion de l’univers du cha-no-yu (cérémonie du thé), les portails cessent d’être seulement des symboles d’autorité pour devenir des éléments plus simples, chargés d’une beauté pleine de charme, qui incarnent le wabi-sabi, cette esthétique de la simplicité et de l’imperfection.
Les petits portails de style ermitage, façon cabane de chaume, servent alors d’entrées vers le jardin ou la salle de thé et deviennent des dispositifs censés faire ressentir le calme et la dimension spirituelle du lieu.
Dans les maisons modernes, un portail n’est plus forcément indispensable, mais des mon-gamae traditionnels, comme celui de l’akiya de Shuhei, subsistent encore un peu partout comme paysages emblématiques de la culture japonaise.
Il ne reflète non plus la noblesse de ses occupants mais d’une certaine manière, leur richesse ou leurs goûts, puisqu’il n’a plus qu’un côté esthétique.
Si vous allez visiter les temples et sanctuaires de Kyōto ou les anciens domaines de samouraïs, vous pourrez voir très concrètement à quoi ressemblent les portails de chaque époque.
Et si un jour vous venez voyager au Japon, ce pourrait être amusant de partir à la recherche de belles façades de maisons japonaises, avec leur portail imposant.
Ainsi, le portail n’a pas seulement servi à séparer l’« extérieur » et l’« intérieur », mais il s’est aussi profondément enraciné dans l’habitat et dans le cœur des Japonais, comme un symbole qui relie les gens entre eux et relie le quotidien à l’extraordinaire.
Je ne vous embête pas plus !
Pour cet article, nous avons rencontré Nagaoka Shuhei, qui a depuis commencé son activité à Nasukarasuyama.
Nous avons voulu parler du courage qu’il a eu de quitter sa ville d’origine pour se jeter dans un nouvel environnement, et comprendre pourquoi il a acheté un akiya aussitôt. La réponse semble être que l’amour arrive comme un coup de foudre !
En le voyant relever autant de défis alors qu’il est encore jeune, nous sommes nous aussi encouragés à avancer vers nos propres rêves.
Si, vous aussi, vous avez envie de soutenir Shuhei, pourquoi ne pas rester une nuit à Nasukarasuyama pour le rencontrer en personne ? Vous repartirez les épaules légères en plus : le cabinet de soin / maison d’hôtes Tomarigi est ouvert à tout public !
Note pour la transparence : bien que nous soyons sur d’excellents termes avec Shuhei, nous n’avons strictement aucune relation commerciale avec lui. Comme pour tous nos autres articles, ce n’est pas une publicité pour Tomarigi ; au contraire, c’est nous l’avions remercié pour le temps qu’il nous a accordé.
Tomarigi
1 Chome-20-2 Central, Nasukarasuyama,
Tochigi 321-0621
〒321-0621
栃木県那須烏山市中央1丁目20−2
Soins jusqu’à 22h00, sur réservation uniquement.
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